Les nouvelles d'Addis   Magazine – Grandeporte – Négoce
Abonnement en ligne aux Nouvelles d'Addis
I
Dernières nouvelles
I
Lecture thématique
I
Choix de la rédaction
I
Rechercher dans le site
Mot(s) exact(s)
Résultats par page
N
o
u
v
e
l
l
e
s
Djibouti / Opposition / Tuerie d’Arhiba

Manifestation à Bruxelles, devant l’ambassade de Djibouti, pour la commémoration du massacre d’Arhiba

Comme chaque année, l'opposition djiboutienne a commémoré cette journée du 18 Décembre 1991, « où les forces gouvernementales se sont abattues, tôt le matin, sur les habitants du quartier d’Arhiba », faisant 59 morts, plus de 300 blessés et 7 disparus, « sans compter les victimes mortes à l’hôpital ou celles qui n’ont pas été recensées car leurs corps ont enlevés par les forces gouvernementales pour effacer toutes traces et toutes preuves ».

   


FDP ET MRD
   

COMMUNIQUÉ DU FDP

Saint-Gilles, 18 Décembre 2003. – Ce 18 Décembre n’a pas dérogé à la règle que nous nous sommes imposés qui est de commémorer chaque année le Massacre d’Arhiba du 18 Décembre 1991, qui est un devoir de mémoire, de justice , de citoyen et de démocrate. À 12h30, comme prévu, une centaine de personne a répondu présent à l’appel dont le départ était prévu de la Gare du Midi à Bruxelles. Ce jour a encore une fois été marqué par la commémoration des victimes d’Arhiba.

Toutefois, les forces vives de l’opposition (MRD, Frud, FDP) ont voulu marquer de leur empreinte cette journée du 18 Décembre 1991 où les forces gouvernementales se sont abattues, tôt le matin, sur les habitants du quartier d’Arhiba pour les exterminer. Bilan , 59 morts, plus de 300 blessés, 7 disparus sans compter les victimes mortes à l’hôpital ou celles qui n’ont pas été recensées car leurs corps ont été enlevés par les forces gouvernementales, pour effacer toutes traces et toutes preuves.

Face à un tel massacre, à ce jour, les autorités du pays demeurent muettes.
Tant que le régime ne pourra répondre aux questions fondamentales, nul doute que sa complicité, son engagement, son ordonnancement des massacres des civils demeurent clair et évident.

Qui a donné l’ordre de tirer sur des civils paisibles d’Arhiba, le matin du 18 Décembre 1991 ?
Douze ans après, sans qu’aucune réponse ne soit apportée à cette question, les forces d’oppressions, chaque jour, tranquillement, assassinent, exécutent dans l’impunité et l’indifférence totale des civils dans les régions montagneuses et dans les villes.

Dénoncer, se rappeler, ne jamais oublier tous les martyrs tombés sous les balles d’une armée bâtie pour l’épuration ethnique. C’est informer, éduquer d’autres générations à venir, pour qu’un jour, l’histoire, le peuple, l’État reconnaissent les souffrances endurées pour instaurer la Démocratie. Les morts victimes de « la Barbarie d’État », resteront gravés à jamais dans la mémoire des djiboutiens épris de paix et de justice. Nous avons décrété le 18 Décembre 1991 « Journée des Martyrs » de la répression aveugle et sans nom.

Nous tenons à remercier tous les manifestants, les responsables et les membres du MRD, venus partager avec nous ce moment de recueillement à la mémoire de nos morts et dénoncer les agissements cruels et inhumains des autorités djiboutiennes.

A l’année prochaine,
Nous serons là, Incha Allah. – FDP


Contacts
Forum pour la démocratie et la paix (FDP)
Rue de la Linière, 17
B-1060 Bruxelles
Tél. : 0472.205.127
fdpdjibouti@hotmail.com


COMMUNIQUÉ DU MRD

18 décembre 2003, devant l’ambassade de Djibouti… – Soutenus par une myriade d’organisations internationales pour le respect des droits de l’Homme, les militants du MRD, aux côtés de ceux du Frud et du FDP qu’est le principal organisateur, étaient bien présents au rendez-vous de la grande Gare du Midi.

Comme d’habitude, c’est dans un climat d’échanges très alimentés par des propos politiques et socioéconomiques, qu’ils s’impatientaient pour aller manifester devant l’ambassade de la République de Djibouti.
C’est à partir de la "Zuid station", et en passant par Louise, que la petite centaine de manifestants a descendu du tram 94 à l’arrêt Brésil, qui se trouve juste derrière leur principale cible. D’une manière très civilisée, ils se sont mis à avancer, en rang, les uns derrière les autres jusqu’au 204 avenue F. Roosevelt ou le lieu de résidence de la dite ambassade. Ensuite, ils ont commencé à faire sortir tout ce dont il est nécessaire pour faire trépider les "diplomates djiboutiens", à savoir un mégaphone ; des banderoles ; des écrits qui ont permit aux passants de prendre connaissance du carnage d’Arhiba en date du 18 décembre 1991 ; des appareils photos (y compris les numériques) ; des caméra vidéo ; des radios cassettes et bien sur des photos de victimes…

Après un bref entretien avec les principaux responsables des forces de l’ordre du royaume, qui étaient en place pour assurer la sécurité ; les manifestants ont commencé à brandiller leurs banderoles et à lancer leurs diatribes contre le régime actuel. On entendait des morceaux de phrases du type :

– Non à la dictature, Non à la torture…
– Non à la barbarie et aux violations des droits de l’Homme…
– 25 ans d’impunité, ça suffit, ça suffit…
– Ghelleh à la Haye, Guelleh à la Haye…
– Ghelleh assassin…Guelleh en prison…

Assurément, le personnel efflanqué de l’ambassade est sorti et comme à l’accoutumée, certains d’entre eux n’ont pas manqué à leur ultime devoir d’enregistrement et de filmage des manifestants.

Il faut oser dire et reconnaître que cette fois-ci, l’ambassadeur, S.E. monsieur Mohamed Moussa Chehem, absent pour la bonne cause, les a autorisés d’investir dans des gros appareils "High Tech". Ce dernier, on le comprend, est harcelé par son maître IOG qui ne badine pas sur la qualité des images.

Tout le monde sait qu’Ismo n’aime pas trop se tromper, c’est ce qui a poussé certains d’entre eux à acheter des appareils électroniques tellement impressionnant, que l’envergure de chaque instrument dépasse le volume de chaque crane d’amateur.

Parmi eux, on pouvait reconnaître Mohamed, alias Artawi, un jeune guichetier du Trésor National de Djibouti qui, par ironie du sort, se trouve actuellement comptable à l’ambassade de Djibouti à Bruxelles. D’aucuns affirment qu’il fut épaulé par son cousin Abdallah Abdillahi Miguil, l’ancien ministre de l’intérieur et l’actuel ministre des TP.

Par ailleurs, l’on ne saurait oublier Mohamed Haroun Ali dit Ourouba (courageux, en langue afar), qui doit son affectation à son ami d’enfance Dileita Mohamed Dileita, l’actuel Premier ministre. Il y exerce en qualité de "manomètre". Très ingénieux et connu pour sa créativité, il a murmuré à un des agents de la police que tous les manifestants étaient des Somalis et non des Djiboutiens !!! Monsieur Haroun ne comprenait donc pas ce que les manifestants faisait devant l’ambassade de Djibouti. Il a même conseillé à l’agent de police de les orienter vers l’ambassade de la somalie…

Il faut rappeler que Ourouba sait lire sur les visages et déterminer avec exactitude l’identité des personnes. Selon nos sources, il a hérité ce talisman de sa grand-mère et en cas de disgrâce, il pourrait énormément servir de tamis à l’Office des étrangers.

Autrement la manifestation s’est déroulée comme il se doit, même les pauses étaient animées par des danses et des chants à caractère politique. À 15h00, les agents de la police ont approché les organisateurs pour les féliciter et les exhorter à mettre fin aux activités.

Les manifestants reçoivent donc des instructions en provenance de leurs confrères pour arrêter la grogne et commencer à ranger le matériel. Tout s’est passé dans une atmosphère très calme et sereine. Car l’essentiel était de transmettre le message à la communauté internationale. La tuerie d’Arhiba est désormais gravée dans nos mémoires. – Salem Omar Ali, MRD


Contacts
Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD)
225/2 Chaussée de Gand
B-1081 Bruxelles
Tél. : 0472.212.210
comitemrd@belgique.com
Commémoration 2003 du massacre d'Arhiba

Arhiba : Manifestation a Bruxelles

La manifestation de Bruxelles, l'album photos


Commémoration du massacre d'Arhiba, une réflexion du Forum pour la démocratie et la paix


Entretiens politiques concernant Djibouti

Ahmed Dini Ahmed
Ahmed Dini Ahmed (1), président du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (Frud-armé, Djibouti). Paris, 14 février 2000


Ahmed Dini Ahmed (2), président du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (Frud-armé, Djibouti). Paris, 12 juin 2001


Ahmed Dini Ahmed (3), président du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (Frud-armé, Djibouti). Paris, 26 décembre 2001


Ahmed Dini Ahmed (4), président du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (Frud-armé, Djibouti). Paris, 18 juin 2002


Ahmed Dini Ahmed (5), président de l’Alliance républicaine pour le développement. Paris, 12 mai 2003


Daher Ahmed Farah
Daher Ahmed Farah (1), entretien avec Les nouvelles d'Addis, juillet-août 2001


Daher Amhed Farah (2), président du Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD). 3 juin 2003


Daher Amhed Farah (3), président du Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD), 24-28 juin 2003


Mohamed Kadamy
Mohamed Kadamy, délégué du Frud en Europe (part.1), entretien avec Les nouvelles d'Addis, 27 octobre 2000


Mohamed Kadamy, délégué du Frud en Europe (part.2), entretien avec Les nouvelles d'Addis, 27 octobre 2000


Mohamed Kadamy, délégué du Frud en Europe (part.3), entretien avec Les nouvelles d'Addis, 27 octobre 2000


Hassan Mokbel
Hassan Mokbel, président de l’Association pour la démocratie et le développement à Djibouti (ADD). Paris, 18 avril et 7 mai 2001


Jean-Paul Noël Abdi
Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Paris, 8 juillet 2001


Aref Mohamed Aref
Aref Mohamed Aref,
avocat et défenseur des droits de l'Homme. Paris, 29 mai 2001


Tous les entretiens réalisés par Les nouvelles d'Addis

Les grands entretiens des Nouvelles d'Addis [politique, culture, développement, société, sport, etc.]


I
Sommaire
I
Liens
I
Recherche
I
Liste de diffusion
I
Boutique
I
Espace partenaires
I
S'abonner aux Nouvelles d'Addis
I
Qui nous sommes
I
Nous écrire
I

© Les nouvelles d'Addis (LNA) 1997-2005.http://www.lesnouvelles.org, version 3.4
Les nouvelles d'Addis, le seul journal d'informations générales exclusivement dédié à l'Éthiopie et à la corne de l'Afrique
Bimestriel. Publié en français. Politique, économie, culture, société, communauté
Reproduction de contenus interdite sauf autorisation écrite